lundi 26 janvier 2009

Rivage imaginaire

Voir
Regarder au delà d'un horizon qui se veut inaccessible
par delà les montagnes, en amont du fertile
l'immensité désertique balayant nos réticences,
l'imaginaire nous poussant vert des rêves en partance.
Regarder les nuages qui ombrent le mélancolique,
pointer à travers les herbes les premiers colchiques,
le temps qui retient son souffle, espérant retarder,
les monts parsemés d'ombre, par les nuages altérés,
Regarder le vent courbant la chevelure des herbes vacillantes,
la végétation habituée à ses ruades enivrantes,
le partage des ivresses à demi apprivoisées,
le changement continu d'une nature partagée.
regardons le vide, il est plein de richesse pour combler. gb alias picpuss

dimanche 25 janvier 2009

Les crapeaux et le lézard

fable

Bordant un chemin pierreux, une mare asséchée, encombrée de gros cailloux
abritait une colonie de crapauds se réunissant en chorale le soir venu.
Surnommé "l'aristo" par des crapauds un rien moqueurs, un splendide
spécimen mâle de lézard vert passait chaque jour à la même heure,ignorant,
avec une arrogance retenue, la colonie des boutonneux à l'allure aussi
peu élégante, alors que lui, sûr de sa valeur, vaquait à ses occupations
journalière.
Avait-il remarqué, ne serai-ce qu'une fois l'un de ses brocardeurs/admirateurs,
nul ne pouvait y croire, vu l'air lointain et détaché qu'il affichait constamment.
Pourtant , avec persévérance, les crapauds essayaient de le charmer en chantant
à tue tête à son passage, rien n'y faisait, la tête restait droite, le regard
fixe, aucune émotion visible.
Un soir, revenant d'une journée de chasse, l"aristo" passait le chemin,
orgueilleux comme à accoutumée, il ne remarqua pas le vacarme inhabituel
de la chorale, l'arrêt brutal dans son élan le remit brutalement dans
la réalité, sa queue écrasée, se détacha, paniqué il essaya de fuir,
relevant la tête, il vit arriver le sabot du cheval sans pouvoir échapper
à l'écrasement final, dans un gargouillis fatal il laissa sa dépouille
aux corbeaux déjà présents.
La consternation était visible chez les crapauds, eux qui croyaient, par
leur chant amplifié, l'avoir averti à temps.
Morale de l'histoire/ A trop faire l'aveugle, on devient sourd! gb alias picpuss

Dégingandée

Défense
L'azur de vos yeux glace l'importun
qui mesure la distance à respecter,
bravant l'inconnu, il s'engage,
inquiètes, vos paupières se ferment,
l'autre hésitant, ralentit,
puis l'air de rien, passe,
feignant d'ignorer votre présence,
vos yeux s'ouvrent,
l'azur se réchauffe d'un bleu chaleureux,
par la peur dominée. gb alias picpuss

samedi 24 janvier 2009

Japonisant

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Nombril

Surf
Restons vagues
vague à l'âme de nature incertaine
vagues propos sur un mode désinvolte,
surfez sur les vagues du désir,
qui vous entraînant vaguement vers votre destin,
vous ferons tenir de vagues intentions sur l'avenir,
avenir vague pour en parler.
Vague à l'âme, rien que d'y penser,
laissez vous porter. gb alias picpuss

vendredi 23 janvier 2009

Olympie

Électron
Bien que poussière,
la présence est retenue
à jamais confondue
rare don de l'être révélant l'être,
oublie-t-on le pourquoi
au fugace désir
ne voyant rien venir.
Si peu , est un rien,
nous le ressentons,
c'est un lien,
l'existence de l'image
d'une âme, gardant la flamme. gb alias picpuss

mardi 20 janvier 2009

biafra 68 (noir désir)


Famine

Comme au bord d'un puits à la profondeur insondable,
ton regard incite à plonger dans un torrent improbable.
Tes grand yeux d'un noir profond, sombrant dans la mélancolie,
donne l'impression d'un immense désarroi, bordé de nostalgie.
Qu'as-tu pour que notre regard ne puisse quitter le tien,
impossible d'oublier ce malaise provoqué par ce petit rien.
Tes grands yeux ou l'immense prunelle mange tout ton regard
effaçant le reste du visage, nous laisse un rien hagard.
Combien d'enfants comme toi ont envahi notre quotidien,
balayant notre confort, nous plongeant au coeur du festin,
que le monde endormi des nantis a oublié de nourrir,
laissant aux ventres affamés, le seul choix d'en mourir.
Pourtant, l'immensité de ton regard suffit pour comprendre
l'urgence de donner un peu de confort, et non de pouvoir vendre.
Nous qui avons tout, et réclamons encore, ne pensons qu'aux affaires,
pourquoi restons- nous insensibles devant tes frères étalés en parterre?
Ils implorent comme toi un peu de compassion,
que nous feignons d'ignorer par peur d'une soudaine contagion.
La presse nous abreuve pourtant de photos insoutenables,
sommes-nous devenus à ce point égoïstes, nous rendant imperméables?
Tu vois, tes grands yeux masque ton ventre, gonflé de rien,
notre aveuglement nous rend sourd à tes cris muets, pour rien.
Peut-être demain, oserons nous te tendre la main! gb alias picpuss



lundi 5 janvier 2009

Icône


Donner l'impression d'être, celui qui désinvolte,

regarde par dessus les nuages, l'orage qui révolte;

donner l'image, au combien parfaite du bigot

dissimulant adroitement à la quête son écot;

donner l'aspect de rigueur qui sied au notaire,

permettant l'omission de certaines règles à parfaire;

donner de soi cette droiture du juste bien,

battant son épouse en cachette, juste pour son bien;

donner ce portrait de tolérance du bien pensant,

alors qu'avec mépris, il balaie d'un revers le mendiant;

donner l'icône du généreux donateur à l'air détaché,

qui ne pense qu'au pouvoir politique en aval du marché;

donner une autre image de soi est un choix de rigueur,

pour bien asseoir son statut dans la cour en vigueur. gb alias picpuss

dimanche 4 janvier 2009

L'intrus

Visiteur
Savoir sa demeure visitée sans invitation proposée,
savoir son intimité violé sans pouvoir protester,
comment éliminer la peur, les jours suivant,

Abondance

Ô volupté, qu'ai-je fait pour mériter tant d'abondance qui ne peut satisfaire qu'un gourmet de l'outrance.
GB alias picpuss
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neurones (dégradation)

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Ô mémoire

Qu'importe l'oubli, si les jours sombrent dans l'ennui.
Qu'importe la nuit, si le jour sombre dans l'oubli.
Qu'importe la vie, si tout s'évanouit. gb alias picpuss