mercredi 31 décembre 2008
Abîme
Un trou est de l'absence entourée de présence,
définition d'une justesse imparable
qui nous fait réfléchir avec pertinence
sur une société fort peu charitable.
Nous sommes ce trou entouré de présence,
donc ce vide est notre "nous" véritable.
Qui sommes-nous? Rien si l'on pense
qu'un trou est une absence fatale,
mais à contrario que penser de sa présence,
à quelle profondeur est-ce acceptable?
Bien malin qui nous dira la préférence,
dans ce monde ou l'absence est profitable,
car la présence n'est qu'une vie d'errance
ou l'abîme qui se veut plus confortable
risque d'engloutir bien des exigences.
Rêver d'un trou est une pensée critiquable,
alors que faire son trou sans présence,
réduit les méfaits certain de l'absence. gb alias picpuss
définition d'une justesse imparable
qui nous fait réfléchir avec pertinence
sur une société fort peu charitable.
Nous sommes ce trou entouré de présence,
donc ce vide est notre "nous" véritable.
Qui sommes-nous? Rien si l'on pense
qu'un trou est une absence fatale,
mais à contrario que penser de sa présence,
à quelle profondeur est-ce acceptable?
Bien malin qui nous dira la préférence,
dans ce monde ou l'absence est profitable,
car la présence n'est qu'une vie d'errance
ou l'abîme qui se veut plus confortable
risque d'engloutir bien des exigences.
Rêver d'un trou est une pensée critiquable,
alors que faire son trou sans présence,
réduit les méfaits certain de l'absence. gb alias picpuss
mardi 30 décembre 2008
Calamité
Dieu dans sa grande bonté m'a dit:
"Tu ne verras pas même les yeux grand ouverts,
tu n'entendras pas même si l'on hurle en enfer,
tu ne parleras pas même si l'on te met aux fers."
Puis il m'a baptisé OMERTA. Calamité!! gb alias picpuss
"Tu ne verras pas même les yeux grand ouverts,
tu n'entendras pas même si l'on hurle en enfer,
tu ne parleras pas même si l'on te met aux fers."
Puis il m'a baptisé OMERTA. Calamité!! gb alias picpuss
dimanche 28 décembre 2008
Expression
La délivrance des sons étourdit la résonance des mots interdits.
De la liberté d'expression dépend notre vérité d'impression.
Au détour de l'édition du matin l'information vit son destin.
Peu de vérité réellement établie, tout est pesé avant d'être révélé.
nous croyons sans trop y croire, avons-nous un autre choix pour voir,
la démocratie étale sa vérité qui à tout moment se trouve bafouée.
On nous dit que notre chance est inouïe, sans nous permettre un doute qui nuit.
Pourquoi se laisse-t-on duper alors que nous suivons l'actualité?
Elle ne nous laisse aucun répit, la bouche pâteuse pleine de dépit.
Pouvons-nous espérer une information sans déformation?
C'est oublier du pouvoir la crainte du savoir. gb alias picpuss
De la liberté d'expression dépend notre vérité d'impression.
Au détour de l'édition du matin l'information vit son destin.
Peu de vérité réellement établie, tout est pesé avant d'être révélé.
nous croyons sans trop y croire, avons-nous un autre choix pour voir,
la démocratie étale sa vérité qui à tout moment se trouve bafouée.
On nous dit que notre chance est inouïe, sans nous permettre un doute qui nuit.
Pourquoi se laisse-t-on duper alors que nous suivons l'actualité?
Elle ne nous laisse aucun répit, la bouche pâteuse pleine de dépit.
Pouvons-nous espérer une information sans déformation?
C'est oublier du pouvoir la crainte du savoir. gb alias picpuss
samedi 27 décembre 2008
Dernière
Au coin de l'oeil une larme est apparue, imprudente,
sait-elle, que fragile, un doigt peut la détruire par sa poussée écrasante?
Sa présence insolite demande réflexion sur sa cause présumée,
lorsqu'elles se présentent nombreuses accompagnant un chagrin,
l'origine est facile, ne nécessitant pas d'en mesurer le maintien.
Mais lorsque, orpheline, elle coule sur l'aile du nez, on s'interroge,
est-ce la fumée que la cigarette voisine lui a délivrée sans vergogne,
à moins qu'un moucheron lui ait tapé dans l'oeil, y laissant la vie,
ou la goutte de sueur salée picotant sans moment de répit.
Nous perdant en vaine recherches, nous finissons par abandonner,
tout en pensant qu'elle pouvait être la dernière d'un gros chagrin évacué. gb alias picpuss
sait-elle, que fragile, un doigt peut la détruire par sa poussée écrasante?
Sa présence insolite demande réflexion sur sa cause présumée,
lorsqu'elles se présentent nombreuses accompagnant un chagrin,
l'origine est facile, ne nécessitant pas d'en mesurer le maintien.
Mais lorsque, orpheline, elle coule sur l'aile du nez, on s'interroge,
est-ce la fumée que la cigarette voisine lui a délivrée sans vergogne,
à moins qu'un moucheron lui ait tapé dans l'oeil, y laissant la vie,
ou la goutte de sueur salée picotant sans moment de répit.
Nous perdant en vaine recherches, nous finissons par abandonner,
tout en pensant qu'elle pouvait être la dernière d'un gros chagrin évacué. gb alias picpuss
jeudi 25 décembre 2008
signe
Glissant silencieusement dans l'eau limpide, sur le miroir du lac, le cygne noir va avec grâce,
suivre son chemin de certitude sur sa beauté. gb alias picpuss
Feux follets
Ame, qu'as-tu comme expression,
si ce n'est une fugace impression.
Ce fruit de l'imaginaire de l'être,
a pour murir, le désir à jamais d'être.
Peut-on croire à l'impalpable rêve
dans un univers sans trève?
Ame, cette inconnue souvant espérée
n'a pour but qu'une recherche désespérée.
Dans l'haut- delà d'un futur aléatoire,
bien difficile de déchiffrer les mémoires,
ils cachent leurs secrètes existences
nous poussant plus loin dans l'errance
de la découverte des réalités de l'âme. gb alias picpuss
D'une en dune
reflextion
Le temps des nomades, poussant les caravanes a sombré,
remplacé par un sédentarisme déréglé, par des hommes imposé.
Plus de lentes processions, par les dunes aperçues,
ce cheminement irréel, par les lois, se retrouve vaincu.
Seules des photos témoigneront d'un vécu dépassé,
des écrits, que des amoureux des lieux, auront magnifié.
Pourquoi le devenir des touaregs se trouve-t-il asséché,
comme l'oued l'été, espérant l'orage, pour se ressourcer.
Aux citoyens du monde se ferment les frontières les privant de liberté,
choisir un ancrage, une nationalité, devient une obligatoire décision,
comment construire une nouvelle vie imposée détruisant la passion.
Les gens du voyage subissent les mêmes effets pervers,
mal perçu par les autocthones, le nomadisme essuie tout les revers,
chaque humain doit être identifié, permettant de pouvoir surveiller.
La société excluant le marginal, en le paralysant, l'oblige à abdiquer
le troupeau est ainsi parqué, plus de liberté, sauf à sauter la barrière,
Finis les couchés de soleil rougeoyant sur les dunes enfiévrées,
plus de rêves, plus d'histoires à raconter le soir aux enfants émerveillés,
plus de chant des guitares, dans la nuit autour des feux à la veillée,
gitans et touaregs par ce fait réunis, voient leurs rêves détruits à jamais,
sauront-ils, par l'ivresse du vécu, conter aux enfants une légende de palais. gb alias picpuss
Le temps des nomades, poussant les caravanes a sombré,
remplacé par un sédentarisme déréglé, par des hommes imposé.
Plus de lentes processions, par les dunes aperçues,
ce cheminement irréel, par les lois, se retrouve vaincu.
Seules des photos témoigneront d'un vécu dépassé,
des écrits, que des amoureux des lieux, auront magnifié.
Pourquoi le devenir des touaregs se trouve-t-il asséché,
comme l'oued l'été, espérant l'orage, pour se ressourcer.
Aux citoyens du monde se ferment les frontières les privant de liberté,
choisir un ancrage, une nationalité, devient une obligatoire décision,
comment construire une nouvelle vie imposée détruisant la passion.
Les gens du voyage subissent les mêmes effets pervers,
mal perçu par les autocthones, le nomadisme essuie tout les revers,
chaque humain doit être identifié, permettant de pouvoir surveiller.
La société excluant le marginal, en le paralysant, l'oblige à abdiquer
le troupeau est ainsi parqué, plus de liberté, sauf à sauter la barrière,
Finis les couchés de soleil rougeoyant sur les dunes enfiévrées,
plus de rêves, plus d'histoires à raconter le soir aux enfants émerveillés,
plus de chant des guitares, dans la nuit autour des feux à la veillée,
gitans et touaregs par ce fait réunis, voient leurs rêves détruits à jamais,
sauront-ils, par l'ivresse du vécu, conter aux enfants une légende de palais. gb alias picpuss
mardi 23 décembre 2008
lundi 22 décembre 2008
Je vous crois
Je crois dans un monde profondément égoïste.
Vous croyez dans une solidarité mondialiste.
Je crois que se dessine une dictature subtile.
Vous croyez dans une démocratie d'idées fertiles.
Je croix au désir religieux d'orienter les lois.
Vous croyez au devoir d'imposer les textes de foi.
Je crois dans un pouvoir financier écrasant.
Vous croyez dans une redistribution de l'argent.
Je crois que la sécurité nous fera perdre nos libertés.
Vous pensez que la liberté passe par plus de sécurité.
Je crois me tromper sans raison.
Vous croyez avoir raison sans tromper. gb alias picpuss
samedi 20 décembre 2008
lundi 24 mars 2008
Tendresse
Quelle est cette délicatesse proche de la caresse,
moment apaisant qui dans la forme efface la tristesse,
accordant à celui qui donne l'impression de recevoir,
communion entre un mutuel besoin de percevoir.
La perception d'un regard au détour d'un écart,
donnant à l'autre une chaleur irradiante pleine d'égard.
Rien ne peut remplacer cette langueur de tendresse,
forme d'amour de l'autre atteignant une forme d'ivresse.
Bien que par maladresse, l'oubli rend nostalgique
sans besoin de croire à la perception d'ondes magiques.
Risquons de jouer la tendresse dans un monde de rudesse
ou même l'amour se dissout dans un océan de paresse.
gb alias picpuss
lundi 25 février 2008
Silence, on tourne
Entendez-vous parfois, intimement, le cri du silence, non? Si.
Avez-vous vu de grands yeux, vides, agards, qui crient,
enfants affamés, ventres gonflés parcheminés, qui hurlent, inaudibles,
mères aux seins flétris, asséchées, transparentes, muettes, sans vie,
traine-savates du monde entier, squelettiques, implorants, sans cri, non? Si.
Malades du trop plein, hurlants sans pudeur, réclamants, c'est nous,
victimes d'abondance, d'espérance de vie, d'assistance, et en plus ça cri, non? Si.
Silence on détourne, le regard, la tête, pour mépriser un instant ce petit cri
muet venant de l'intérieur, maîtrisant le désir intime d'hurler pour oublier,
non? Si ! gb alias picpuss
Avez-vous vu de grands yeux, vides, agards, qui crient,
enfants affamés, ventres gonflés parcheminés, qui hurlent, inaudibles,
mères aux seins flétris, asséchées, transparentes, muettes, sans vie,
traine-savates du monde entier, squelettiques, implorants, sans cri, non? Si.
Malades du trop plein, hurlants sans pudeur, réclamants, c'est nous,
victimes d'abondance, d'espérance de vie, d'assistance, et en plus ça cri, non? Si.
Silence on détourne, le regard, la tête, pour mépriser un instant ce petit cri
muet venant de l'intérieur, maîtrisant le désir intime d'hurler pour oublier,
non? Si ! gb alias picpuss
vendredi 15 février 2008
Fugace
Ô rêve inachevé, pourquoi m'as-tu quitté,
à l'ombre du sommeil, en marge de mes sens éveillés,
je ne peux renoncer au terme entrevu, un instant retenu.
Ô rêve achevé, pourquoi t'es-tu interrompu,
à l'ombre de la nuit je regarde l'image qui s'enfuit,
ne pouvant retenir ce déroulement qui me fuit.
Ô rêve achève l'inachevé. gb alias picpuss
L'Âne et le cochon
Fable
Un âne et un cochon se partage le même enclos accueillant,
un vieil agriculteur retraité les entoure d'un regard bienveillant,
l'âne a son râtelier de foin , son panier de pain toujours plein,
le porc voit son auge remplie d'une pâtée consistante, chaque matin.
Si la manière de manger de l'âne a la frugalité du gourmet,
son compagnon vide son auge avec l'ardeur désordonné du goret.
Dans la prairie commune, le cochon s'empiffre de glands tombés des chênes,
tandis que le baudet mâche méthodiquement des chardons à la chaîne.
La manière de manger éloigne les deux amis aux goûts opposés,
chacun regardant ce que mange l'autre avec curiosité,
l'un se rendant compte que l'autre grossissait rapidement,
alors que l'autre, dubitatif s'interrogeait sur la suite des évènements.
Le cochon, dit un jour à l'âne:
"Ce matin, j'ai entendu la conversation du patron avec son copain, celui-ci
disait me trouver splendide, en pleine forme, qu'il voulait m'acheter pour me
présenter au concours, c'est génial je vais voyager"
L'âne le regarda d'un air las, puis haussant les épaules, répondit:
"J'en est mare, vous les cochons grossissez en un an, moi cela fait six ans que je
suis ici, je n'ai pas pris un kilo et personne me dit que je suis beau et bon pour
un concours, il faut que j'arrive à manger comme toi"
L'air bougon il part vers son râtelier de foin maudissant son sort, et persuadé
que sa déprime saisonnière se présentait déjà.
Ha! S'il savait que le dit concours est celui du plus beau jambon et des
meilleurs rillettes, plus de déprime.
Conclusion: Il n'y a qu'un âne pour croire que se bâfrer comme un porc,
c'est bon pour la santé!. gb alias picpuss
Derniers jours
Les caresses chaudes de l'été
réchauffent mon âme d'ondes enchantées,
la courte durée d'un soleil généreux
m'en fait savourer, un présent bienheureux.
Je guette l'arrivée de cette fin programmée,
m'apportant le regret d'un astre convoité,
la pâleur enlevant la puissance en chaleur,
il donne force à son impuissance en valeur.
Le voilà cet automne par les feuilles annoncé,
levant l'espoir qu'il cache le désir de charmer.
gb alias picpuss
vendredi 1 février 2008
maximes
L'attention: Qui borde le chemin d'une vie en réduit le parcours.
Encore: Toujours plus, impose un appauvrissement du désir d'avoir.
Magot: Un pont d'or n'a jamais empéché la noyade de son concepteur.
Déferlante: Les flots de paroles innondent les voix de la raison.
Conservatisme: L'idolâtrie du passé écarte le présent du futur.
Mépris: Le talus s'élevant dédaigne l'importance du fossé.
Encore: Toujours plus, impose un appauvrissement du désir d'avoir.
Magot: Un pont d'or n'a jamais empéché la noyade de son concepteur.
Déferlante: Les flots de paroles innondent les voix de la raison.
Conservatisme: L'idolâtrie du passé écarte le présent du futur.
Mépris: Le talus s'élevant dédaigne l'importance du fossé.
Savoir: L'ombre de la modestie cache le rayonnement de l'esprit.
Engagement: Le fait de donner sa main en hypothèque le destin.
Aumone: Croire que donner enrichi flatte l'égo du bigot.
Erection: L'arrogance de l'obélisque lui fait oublier la pyramide.
Ignorance: Savoir écouter le silence permet d'en mesurer les cris.
PH 7: potentiel humain neutralisé permettant l'indifférence .
Action: s'enflammer pour une cause en réduit l'incendie.
gb alias picpuss
Jeux de Paume
Deux mains se regardaient sur une rembarde partagée,
celle de droite se rapprochant de la gauche, faisant une embardée,
télescopage programmé, pouvant avoir un avenir incertain,
le destin même pris à deux mains à un horizon lointain.
Au touché détourné, se joue la confusion conjuguée,
celle de gauche, feignant de déraper sur la droite offusquée.
Puis, sentant à cet instant de trouble un possible partage,
elles se frôlent en se carressant pour oublier les tangages,
s'enlaçant à "main que veux-tu" pour partager leurs efforts,
ce qui doit les convaincre, unies elles finiront au port.
La rembarde terminée, sonne le partage des tâches imposées,
chacune reprenant son rôle, dans ce jeux de paumé gb alias picpuss
vendredi 25 janvier 2008
A.Mateur

brève fiction
Hé! petit, que fais-tu perché dans le cerisier,
est-ce pour manger des cerises jusqu'à satiété
ou pour avoir une idée sur l'anatomie de ta jolie voisine?
De ton perchoir tu as une vue imprenable sur la piscine,
caché par le feuillage, tu fais ignorer ta présence,
redoutant la venue de ta mère, surprenant la séance.
Accroché à l'arbre, tu observes avec attention ta découverte,
le coeur battant la chamade créant un avis de tempête.
A l'instant ta mère hurle"Alain descend en vitesse"
là, il faut t'exécuter sans te faire remarquer,
"Alain les cerises ne sont pas mûres" pour sûr c'est raté!
la voisine a prestement couvert ce que tu regardais,
observant ton cerisier favori pour voir qui matait,
heureusement le feuillu épais cache ta présence révélée.
Alors, rassuré tu vas vers ta mère d'un air détaché,
la séance oubliée, la journée suit sa progression,
faisant passer l'épreuve pour un simple moment de dérision.
Soudain, une gifle magistrale ébranle ta jeune tête,
ton père qui venait d'entrer, pour toi, ouvrait la fête.
Ta charmante voisine, croyant en sa culpabilité, l'avait agressé,
et lui sûr que tu es l'auteur du méfait, ne fait que châtier.
Comme quoi, le temps des cerises est aussi celui des tartes. gb alias picpuss
Libellés :
sculpture poudre de bois h 10cm (réflexion)
jeudi 24 janvier 2008
Osez conjuguer
J'ose prendre un petit grain, par ce temps chagrin.
Tu oses semer ce grain, espérant récolter, en vain.
Il ose penser que ce petit grain vient du divin.
Nous osons oublier le passé, face aux grains de folie.
Vous osez bâtir sur ces grains des projets endormis.
Ils osent façonner, grain par grain un empire désuni.
Oserais-je croire que nous avons tous un petit grain, pour rien! gb alias picpuss
Führer

Si en français cela veut dire conducteur, le doute est permis,
sauf que lui ne l'avait pas, avec un pareil pilote le peuple n'était pas verni.
Curieuse circonstance qui amène un chauffard à conduire,
devant l'air agard de se postulant au pilotage, que déduire,
qu'un peuple tout entier peut être atteint de cécité,
que les arguments des bonimenteurs effacent les facultés,
la surdité menaçant tous les aveugles par omission,
à l'unisson nous pouvons connaître la pire désillusion.
Lui, ce führer, ce conducteur du dimanche
a laissé un souvenir d'illusionniste sortant tout de sa manche,
seul le réveil a été douloureux pour les croyants asphyxiés,
beaucoup n'ont plus eu d'éveil, regardant les milliers d'entre eux sacrifiés.
Conduire un pays au bonheur du seul pilote est prétentieux,
pour l'égoïsme d'un chef, sacrifier le peuple est calamiteux,
reste la force collective pour imposer conducteur et équipage,
qui comme les diligences, demande de driver à plusieurs l'héritage. gb alias picpuss
lundi 14 janvier 2008
Fleur en mal
Dis-moi petite fleur pourquoi tes yeux semblent toujours remplis de tristesse
alors que que le chemin de ta vie, aux obstacles invisibles, est un parcours d'allégresse.
Dis-moi petite fleur aurais-tu un sombre secret, que rien ne pourrait faire partager,
pourtant vois-tu, une lourde charge au fil des années voit son poids augmenter.
Dis-moi petite fleur pourquoi, brusquement un soleil est apparu sur ton visage
éloignant ainsi les mélancolies ressenties qui ne poussaient vers toi que des nuages.
Dis-moi petite fleur, serait-ce ton coeur qui se rapproche d'un autre coeur,
alors, c'est merveilleux, deux petites fleurs c'est l'amorce d'un bouquet de bonheur. gb alias picpuss
H2 O

Ce matin une larme du ciel est tombée sur une feuille au fond du jardin,
dégoulinant sur une palme verte, la voilà transformée en bulle d'Érin.
Sa structure molle tangue d'hésitation pour finir en équilibre sur le bord,
après réflexion, son poids l'entraîne, s'étirant pour chuter sans remords,
elle plonge vers une flaque que des consoeurs avant elle, ont aménagée,
un petit geyser s'est formé à l'impact, ponctuant cette arrivée programmée,
toutes regroupées en famille, elles commentent la suite des évènements,
se sachant immortelles, car spécialistes de la métamorphose à tout moment.
deux alternatives se présentent à leurs yeux, entrer en terre ou s'évaporer,
à moins que le chien du jardin, déjouant les pronostiques s'en désaltère. gb alias picpuss
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