Famine
Comme au bord d'un puits à la profondeur insondable,
ton regard incite à plonger dans un torrent improbable.
Tes grand yeux d'un noir profond, sombrant dans la mélancolie,
donne l'impression d'un immense désarroi, bordé de nostalgie.
Qu'as-tu pour que notre regard ne puisse quitter le tien,
impossible d'oublier ce malaise provoqué par ce petit rien.
Tes grands yeux ou l'immense prunelle mange tout ton regard
effaçant le reste du visage, nous laisse un rien hagard.
Combien d'enfants comme toi ont envahi notre quotidien,
balayant notre confort, nous plongeant au coeur du festin,
que le monde endormi des nantis a oublié de nourrir,
laissant aux ventres affamés, le seul choix d'en mourir.
Pourtant, l'immensité de ton regard suffit pour comprendre
l'urgence de donner un peu de confort, et non de pouvoir vendre.
Nous qui avons tout, et réclamons encore, ne pensons qu'aux affaires,
pourquoi restons- nous insensibles devant tes frères étalés en parterre?
Ils implorent comme toi un peu de compassion,
que nous feignons d'ignorer par peur d'une soudaine contagion.
La presse nous abreuve pourtant de photos insoutenables,
sommes-nous devenus à ce point égoïstes, nous rendant imperméables?
Tu vois, tes grands yeux masque ton ventre, gonflé de rien,
notre aveuglement nous rend sourd à tes cris muets, pour rien.
Peut-être demain, oserons nous te tendre la main! gb alias picpuss

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