lundi 12 juillet 2010

En nuit

Quelle immense toile dans une pluie d'étoiles,
qu'un noir intense couvre de sa puissance,
quelle clameur étalée dans ce silence constaté.
Ainsi constellé, rien ne domine ce vide,
admirons le d'un regard avide,
pour ensuite en fermant les yeux,
y voir l'univers sous d'autres cieux.
Posted by Picasa

dimanche 11 juillet 2010

Seul

A regarder' l'abîme
il ne distingue aucune liaison
rien de distinct qui ne s'imprime.
Tout le décor se confond
aucun repère en prime,
pas un écho qui ne répond.
Au hasard, il se comprime
se disant qu'il a forcement raison,
que nul ne verra sa déprime,
car enfin, il atteint le fond.

publication du livre ( le bal des mots dits)

En vente à la demande
Amazon.com
gérard bruneau
multiexpressionnisme 208 pages sans photos 14 €
Posted by Picasa

Walkyrie

A la douce ventée faisant courber l'échine
répond la volupté de l'onde provoquée.
Aux prises d'un somptueux ballet d'épis arrogant
le blé aux cent lumière vogue majestueusement.
Wagnérienne scène irréelle aux acteurs inédits
dans un vent capricieux ne laissant aucun répit,
magnifiant cet opéra champêtre spontané
d'une chevauchée fantastique ou chaque épis
donne sa note unique.
Mais un maestro sortant d'une fosse septique,
impose un vent fatigué, laissant les acteurs décontenancé,
l'interruption désorganise l'hésitant pour l'orienter.
Constat d'une brève existence en chemin faisant
d'un champ de blé aux accents lyriques impromptus
donnant le la en espérant ignorer le sol!

dimanche 24 janvier 2010

mise


Ou est la démesure
qui froisse contre nature
laissant le quidam incertain
devant ce caprice du destin.
Rien ne dérange qui sait lire
au regard des autres délires,
si être différant de soit ne se mesure
qu'à la qualité de la soie,
ce linceul qui habille l'être
mesure en soulignant sa ligne,
mais ne le rend en aucun cas indigne.
Si choquante est la démesure,
rien ne peut la rendre impure. gb


jeudi 7 janvier 2010

Roselière


Soumis au caprice du maître,
ils ne savent plus qui les fit naître.
Courbés par l'humeur d'un vent capricieux,
ils ne connaissent rien de plus précieux.
les voila admirant leur mise élégante
dans le miroir d'un lac aux vertus galantes.
Tous à l'unanimité s'inclinent idolâtres,
alors que l'un deux folâtre.
Interloqués, ils observent l'insolant,
qui mine de rien bouscule le mouvement,
une carpe à ses pieds trouvant sa nourriture,
le secoue en tout sens contre nature,
indignés ses compagnons font mine d'ignorer,
lui impuissant suit le mouvement, isolant l'infortuné.
Puis,la carpe au butin épuisé quitte l'endroit
redonnant à l'habitant un semblant de droit,
digne il rejoint la troupe suivant le mouvement,
qui calmée ignore les caprices du contrevenant,
les roseaux s'inclinant à chaque coup de vent traversier,
savourent à plaisir ces moments outranciers. gb alias picpuss

mercredi 6 janvier 2010

flamme



La vacillante flamme du désir
n'a d'amour que le plaisir
fragile esquisse soumise aux vents
s'efforçant de résister au temps.
Se protégeant des orages
elle louvoie entre les nuages,
feignant l'extinction,elle reprend vie
avec autant de force que d'envie.
Se laissant porter par la main du coeur,
elle s'érige plus vaillamment avec bonheur,
essayant de se convertir
en flammes vaillantes du plaisir. gb alias picpuss