lundi 12 octobre 2009

Evasion virtuelle

Écran
Le regard va, pénétrant au plus profond de l'âme
désirant en connaître ne fusse qu'une larme.
Se laissera-t-elle apprivoisée cette pudique rosée,
humidifiant les trop sèches certitudes de la pensée.
L'être protège,en se voilant la face, l'intimité du paraître,
se faufilant entre les méandres, il s'échappe pour disparaître,
revenant comme par magie sous un rayon de limpidité,
le beau, imposant sa façade, force l'image détournée.
Le regard, croyant pénétrer cette profondeur d'âme
se retrouve, comme toujours à écraser de dépit une larme. gb alias picpuss

lundi 5 octobre 2009

répétition

Société: Au milieu de moutons bêlant la brebis est sans voix.

ou Le chant des sirènes étouffe le cri du naufragé

ou La botte fraîche de radis délaisse le fané

etc...gb


dimanche 4 octobre 2009



BAL.........LE


Pourquoi suis-je tant courtisée, aimée, haïe,détestée ?

Rare privilège que beaucoup doivent envier en secret tourmenté.

Pourtant je suis petite, froide, sans charme et vulnérable.
Curieux que l'être humain me vénère comme un trésor véritable,
quand l'homme inventa la poudre, personne n'imaginait la balle,
le doigt dans l'engrenage,la main suivit pour plonger vers le grand bal.
La mort qui danse en trouble plus d'un,mais le monde se tait,
mon existence poursuit sa route pour ne mourir peut-être jamais.
De calibre différent nous sommes toutes faites pour le même labeur,
faire danser les corps, les piquer au vif, pour transcender l'exécuteur.
On nous fait jouer aux gendarmes et aux voleurs, sans distinction,
parfois, avec respect, grandiloquence, nous travaillons pour la nation.
En basses besognes quelquefois, nous frappons,silencieusement par surprise,
pour le bien du peuple, qui sous informé ne comprend rien à la prise.
Le bal organisé est universel, mais les usages multiples, troublent,
il n'y a plus rien de respectueux, les duels ont disparu, plus de double.
Nous nous efforçons de travailler proprement, mais le maître est le tireur,
son bras, son instinct, son calme, si tout est bon, je vais droit au coeur,
pas de souffrance, pas de larmes ,pas de cris , mais plus de vie, plus d'amour,
mais lorsque mal orientée je détruis, je casse, j'immobilise pour toujours,
ne suis-je pas là une calamité, moi qui ne rêve que de retraite bien méritée
l'humain, conscient de sa vulnérabilité ne peut se résoudre à m'abandonner

gb alias picpuss