jeudi 26 février 2009

la poule et la limace


FABLE

La poule et la limace

Une poule un beau matin fait son tour de jardin,
nombre de gastéropodes sont de sortie par ce temps chagrin,
Chemin faisant notre poule se trouve nez à nez avec une limace orangée,
jaugeant cette dernière, elle la trouve appétissante, inquiétant l'intéressée,
qui bravant la peur l'interpelle pour pactiser
"hé ma belle me trouverais-tu à ton goût, dis-toi que ce n'est pas comme cela qu'on débute un repas, regarde autour de toi tous ces hors d'oeuvres
délicieux" et de désigner avec une de ses cornes les feuilles de laitues abritant ses petits copains, limaces grises, escargots bicolores et petits gris, cornes comprises.
La poule interloquée et ravie s'empresse de la remercier,
"ma chère vous ètes généreuse, je vous remerçie"
La limace continue son chemin heureuse de se dénouement,
mais au détour d'une allée, la même poule arrive tranquillement,
ce qui met la limace en éveil, car l'air de la poule lui semble belliqueux,
voulant provoquer pour contrer, la limace clame d'un ton heureux:
"n'avez-vous pas trouver de quoi satisfaire votre appétit"
à la poule, un instant déstabilisée, qui après réflexion répondit:
" Si bien sûr je vous remercie encore, mais vous m'avez parlé de hors d'oeuvres,
et je constate qu'il me manque le plat de résistance et le dessert, vous regardant,
je crois que votre générosité de corps et la couleur de celui-ci, feront office des deux"
et sans autre forme de procès avale l'infortunée.
Moralité: Donner en pâture ses amis pour rassasier le vorace, c'est oublier l'insatiable.
gb alias picpuss


lundi 23 février 2009

Double image


lundi 16 février 2009

Survivante


Le feulement s'insinuant entre les futaies,
donne à raison, l'espoir d'échapper.
Pourtant la cime se courbe, humble
devant l'impétueux souffle.
la ramure s'arc-boute, courageuse
laissant passer l'orage invité.
Tel un serpent de grande ampleur,
l'entrelacs qu'il tricote se resserre.
Ballottés de tout côté, certains arbres craquent,
y laissant leurs atours si glorieux.
Pauvre forêt façonnée par le vent,
ne pouvant que subir les aléas du temps,
elle se dresse orgueilleuse devant les tempêtes,
puisant à chaque printemps,
l'art de redresser la tête.
gb alias picpuss

dimanche 8 février 2009

Mutine expression

Trait

Dessine moi l'idéale silhouette,
celle aux courbes harmonieuses,
qui te fit rêver sous la couette.
Dessine moi l'idéale proportion,
celle précise de Raphaïl,
qui retint ton attention.
A moins qu'à dessein, désirant m'étonner,
tu ne dessines une abstraction troublante de sensualité,
laissant un schéma équivoque sur l'harmonie des courbes
avec l'équilibre des droites, ébranlant le canon demandé.
GB alis picpuss

mercredi 4 février 2009

Rempart


Je suis un mur indestructible, résistant à toute révolution,
perdant quelques pierres, je fus toujours reconstruit avec conviction.
Qui êtes-vous? Allez-vous me dire croyant au canular,
alors que je ne suis le fruit que d'un certain regard.
Vous pensez Jérusalem? au pied du mur des lamentations,
là ou se pressent les fidèles priant le seigneur dans la tradition,
l'autre mur trop récent ne peut être pris dans ce choix,
simple paravent contre un vent de folie méprisant la foi.
Bien sûr la muraille de Chine, par sa taille mérite le respect,
empêchant envahisseur et évasion des natifs un peu suspects.
A Berlin, le mur n'a pas résisté à l'assaut du temps passé,
détruisant graffitis et impacts couleur sang ainsi rassemblés.
Alors serais-ce le mur lointain édifié par les Romains
pour se garantir des invasions barbares et respirer enfin?
Je comprends votre ignorance sur l'historique de ma présence,
installé dans votre âme, je suis le mur de l'intolérance,
celui qui du blanc au tout noir sélectionne les couleurs,
règle l'écart entre religions, pour déterminer leurs valeurs,
impose un choix politique idéologique divisant les nations,
pour que ma présence aide à tout moments vos convictions.
gb alias picpuss

Indélébile

combien s'agrippent de mains,
qu'hier encore, espéraient en vain.
Peut-on effacer les souvenirs,
alors que murmurent les soupirs?
Au regard de de l'abîme un instant aperçu,
l'impossible repentir a disparu.
Des morts par milliers attisent-ils les remords?
Se sent-on coupable, en est-on capable?
Trop efface le réel, brouille l'esprit,
à l'horreur du vrai se profile le faux qui perturbe et le monde doute.
A mettre en cage à jamais, sauf les colombes, bien entendu.
gb alias picpuss